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À nous la fac !

Mylène, étudiante en doctorat d’histoire de l’art à l’université Panthéon-Sorbonne (bac L)

Ile-de-France - Créteil Paris Versailles / publication : 9 mars 2017
"Il ne faut pas se mettre la pression. Un étudiant qui travaille régulièrement et avec sérieux a déjà toutes les cartes en mains. Le travail personnel est très important."

Mylène Histoire de l'art

Pourquoi avoir choisi l’histoire de l’art ?

"Lorsque je suis arrivée au lycée, je voulais devenir pharmacienne. J’avais des notes correctes en SVT et physique, mais pas en maths... Je devais être réaliste : m’engager dans une filière S n’était pas un bon choix malgré mes ambitions. J’ai toujours apprécié les matières littéraires et culturelles. J’ai eu aussi la chance d’avoir une excellente prof de français qui m’a fait aimer cette matière. On dit souvent qu’il suffit d’un bon prof pour nous convaincre d’une filière, et dans mon cas, c’est véridique. Il me fallait repenser mon projet pour l’avenir. Je ne regrette absolument pas ma décision d’avoir préparé un bac L. Après le bac, plutôt que de suivre des études d’histoire ou de lettres, j’ai choisi de m’inscrire en histoire de l’art.

Je prépare actuellement un doctorat. L’histoire de l’art est une filière multidisciplinaire. Elle aborde la philosophie, la littérature, la sociologie, l’archéologie, l’histoire… J’aime particulièrement l’étude des images : le sens qu’elles revêtent dans un contexte donné et une époque donnée. La société influence le rapport à ces images et à leur perception. En histoire de l’art, il faut s’intéresser au monde, à l’actualité et à ce qui se passe à l’échelle locale. L’ouverture d’esprit et l’esprit critique sont parmi les clés de la réussite dans cette filière.

Des conseils ?

Il ne faut pas se mettre la pression. Un étudiant qui travaille régulièrement et avec sérieux a déjà toutes les cartes en mains. Le travail personnel est très important. Il faut beaucoup lire. Il y a une liste d’une quarantaine de livres par matière à chaque semestre, mais pas de panique ! Il suffit d’en lire deux ou trois. Certains sont communs à plusieurs matières, autant les privilégier. A l’université, je trouve particulièrement enrichissant l’impression de faire partie d’un groupe. Les étudiants échangent beaucoup entre eux, un dialogue s’instaure ce qui nous permet d’avancer intellectuellement ensemble. Il y a beaucoup de solidarité et d’entraide. Avec mes amis de fac, c’est un peu "un pour tous et tous pour un".

Et après ?

Avec un diplôme en histoire de l’art, beaucoup d’étudiants deviennent professeur ou enseignant à la fac. La recherche est aussi un débouché privilégié. Il est aussi possible de devenir journaliste culturel, commissaire-priseur, galeriste, conférencier, commissaire d’exposition, régisseur d’art, médiateur culturel, chargé de culture dans la fonction publique, entre autres. Quant à moi, je veux devenir conservateur de musée. Je suis consciente qu’il y a beaucoup de candidats mais peu d’élus. De toute façon, on aura plusieurs métiers au cours de notre carrière et c’est ce qui est intéressant à mon sens. Cela offre une possibilité d’évolution inattendue. Il ne faut se fermer aucune porte. On devient professionnel de la culture par passion et non par ambition, même s’il en faut un peu."

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