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Girl’s Day SNCF, à la découverte des métiers techniques

Picardie - Amiens / publication : 16 novembre 2017
Le 14 décembre 2017, des collégiennes, lycéennes et étudiantes pourront participer à la 6e édition du Girl's Day SNCF. Objectifs : découvrir les métiers techniques de l'entreprise et susciter des vocations. La manifestation est prévue sur une demi-journée.

Girls Day

Le Girl's Day à Amiens, c'est une centaine de jeunes filles de différents niveaux (collèges, lycées, IUT…) qui viennent à la rencontre d'une dizaine de professionnel.le.s de SNCF pour découvrir des métiers techniques. L'objectif de cette manifestation est de favoriser la mixité dans l'entreprise. Cet événement est organisé en partenariat avec le Rectorat de l'académie d'Amiens et l'ONISEP Hauts-de-France, site d'Amiens.

 

Partez avec nous à la découverte des métiers

9H00. Les groupes d'élèves commencent à se former dans le hall de la Gare d'Amiens. Chaque groupe est encadré d'une professeure et d'un membre du groupe SNCF. "Certaines élèves en IUT mécanique sont déjà venues l'année dernière" commente Myriam Menuge, adjointe au chef de Service Académique de d'Information et d'Orientation (SAIO). Nous décidons de suivre ce groupe pour la première visite.

9h30. Les étudiantes en DUT Génie mécanique et productique sont accueillies chaleureusement autour d'un petit-déjeuner au Pôle Régional d'Ingénierie (PRI), qui dépend du métier "Ingénierie & Projets". Les choses sérieuses commencent avec une présentation de l'entreprise et de la politique de recrutement en faveur de l'apprentissage. Place ensuite au tour de table où chaque élève se présente et expose le domaine dans lequel elle souhaite travailler : aéronautique, automobile, design industriel… Seule une élève souhaite travailler dans le secteur ferroviaire. L'équipe SNCF commente en plaisantant "Nous espérons susciter d'autres vocations !".

10h20. Direction le poste d'aiguillage où nous rejoignons les élèves de 2de générale et technologique du lycée Madeleine Michelis d'Amiens. Nous rencontrons Marion Breart, aiguilleure du rail. Elle présente son activité et insiste sur un point essentiel : la sécurité. "Je définis les itinéraires des trains et je gère la circulation en temps réel. Je dois être attentive et réactive pour répondre à tous imprévus, en suivant des procédures strictes".

10h30. En attendant le prochain groupe d'élèves, nous prenons le temps d'observer les lieux. Un immense tableau occupe une place de choix dans le bureau, il retrace les 12 voies de la gare d'Amiens. Pas moins de 180 boutons peuvent être actionnés pour tracer plus de 300 itinéraires. "Nous avons un problème avec un voyageur", des voix viennent des hauts-parleurs présents dans la pièce pour assurer le contact radio avec les conducteur.e.s de train à l'approche et les autres postes d’aiguillages (Longueau, Boves…).

10h40. Lorsqu'une élève pose une question sur l'accès au métier, la réponse la surprend. Les profils des agent.e.s en fonction ce matin sont très différents. Ils sont titulaires d'un bac techno STI, STMG, d'un bac général ES, ou encore d'un bac pro Maintenance… SNCF assure ses propres formations en interne.

10h50. C'est parti pour quelques minutes de marche pour rejoindre le simulateur de conduite de train où nous attend un moniteur. Cette fois, nous sommes – virtuellement – sur les rails. Les élèves sont attentives et découvrent les différents systèmes de sécurité qui permettent de stopper le train. Les questions se font plus pratiques "Mais comment faites-vous en cas d'envie pressante ?". La question fait sourire mais le moniteur explique "Nous avons l'habitude de faire de longs trajets pouvant aller jusqu'à 2h30, ce n'est pas un problème pour nous".

11h10. Le moniteur répond à une question relative aux compétences qu'un conducteur doit avoir "Il doit respecter une feuille de route qui lui indique les vitesses à respecter sur tel ou tel tronçon. Avoir une bonne vue et une bonne ouïe est aussi important. C'est un métier solitaire car le conducteur est seul dans sa cabine. Il doit avoir la tête sur les épaules et être réactif pour réagir avec sang-froid en cas de problème (obstacle sur une voie par exemple ndlr)".

11h20. Notre groupe termine sa visite en montant à bord d'une locomotive et s'installe dans la cabine de pilotage. Devant un tableau de bord assez particulier, les élèves posent des questions sur l'utilité des différents "boutons" et "leviers". Le conducteur invite une des élèves à s'installer sur son siège. "C'est impressionnant !" commente la jeune fille. Une élève interroge le conducteur sur ce qui lui plait le plus dans son métier. "La conduite !" lui répond-t-il sans hésitation.

 

 

 

Rencontre avec Marion Bréart, 25 ans, aiguilleure du rail

 

Marion Bréart, aiguilleure du rail

Quel est votre parcours scolaire et professionnel ?

Mon bac pro comptabilité gestion en poche, j'ai suivi une formation d'un an interne à SNCF pour devenir aiguilleure du train. Nous étions deux filles sur les 17 élèves de la promotion mais ça ne m'a pas fait peur. C'est une question de caractère ! Je ne prépare pas le café pour mes collègues hommes par exemple (rires). J'ai ensuite été embauchée sur ce poste suite à ma réussite aux examens.

Aujourd'hui, je travaille au poste d'Amiens avec 3 autres agents. Nous avons tous un profil différent (bac STMG, ES…) mais nous travaillons sur la même mission : gérer la circulation des trains en temps réel et en toute sécurité.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

C'est un métier où il faut être résistant au stress, nous sommes responsables de la sécurité des voyageurs, mais aussi de nos collègues lorsqu'ils nous font une demande de travaux sur les rails par exemple. Téléphone, radio… L'environnement dans lequel on travaille est bruyant. Nous sommes en liaison avec d'autres postes (Gare Saint Roch, Longueau, Boves…) et j'ai 5 écrans à suivre, il faut donc être attentif. Face aux situations d'urgence, il faut savoir être réactif et rigoureux pour suivre les procédures. Entre les écrans et les demandes audio, c'est une gymnastique à gérer... En tout cas, je ne m'ennuie jamais, la routine n'existe pas ! Je ne vois pas le temps passer. Mon poste me permet d'avoir une vie de famille car je ne travaille pas les week-ends mais j'ai des horaires décalés : 5h/13h ou 13h/21h.

Patrick Fauqueux, responsable de la communication territoriale en Picardie, précise que c'est le savoir-être et les qualités du candidat qui priment plutôt que son diplôme lors de l'embauche.

Un collègue de Marion souligne que depuis son arrivée au poste en 1998, il a toujours vu des filles travailler dans ce milieu.

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