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Les filles et l'entrepreneuriat : idées reçues et initiatives

publication : 23 novembre 2015
Les femmes ne représentent que 30 % des créateurs d'entreprises. Gaëlle Vigouroux, représentante de l'association "Entreprendre au féminin", réagit à quelques-unes des idées reçues qui sont autant de freins à l'entrepreneuriat féminin.

Filles et entrepreunariat

Les femmes ne sont pas attirées par l’entrepreneuriat et sont moins capables d’entreprendre. Faux ! 

Selon différentes études, les femmes sont en réalité autant attirées par l’entrepreneuriat que les hommes : 70 % d'entre elles considèrent l’entrepreneuriat comme un bon choix de carrière, comme les hommes. De plus, les entreprises créées par des femmes sont aussi pérennes  que celles fondées par des hommes !

Gaëlle Vigouroux : "Les femmes sont tout autant attirées par l’entrepreneuriat que les hommes. Et pourtant, elles ne sont que 30 % à créer leur entreprise. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce constat. Par exemple, les femmes salariées dans les entreprises ont moins accès aux postes à responsabilité que leurs homologues masculins : elles ont donc moins confiance en elles et sont également pénalisées par l’absence de réseau. Or, avoir confiance en soi et disposer d’un réseau sont des conditions très importantes pour créer son entreprise et la pérenniser. C’est pourquoi des organismes comme le nôtre sont présents et actifs sur tout le territoire pour aider les femmes qui veulent créer leur entreprise… et leur donner confiance en elles !"

L’association Elles entreprennent recense tous les réseaux susceptibles d’aider les femmes à créer leur entreprise.

Le principal frein à l’entrepreneuriat féminin est la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle. Faux !

Les femmes ne sont que 17 % à le penser. Les freins qu’elles évoquent sont les suivants : la peur de mettre le budget familial en péril et le manque de soutien des établissements bancaires.

Gaëlle Vigouroux : "C’est vrai que les femmes intègrent leur projet d’entreprise ou leur carrière à leur projet personnel et familial. Le temps est une valeur importante dans leur vie, ce sont encore bien souvent elles qui s’occupent des enfants ! Elles ont également peur de mettre le budget familial en danger. Voilà pourquoi elles s’investissent généralement dans des secteurs qui ne requièrent pas de financements lourds, comme par exemple le social ou les services à la personne ou aux entreprises. Enfin, l’entrepreneuriat féminin n’est pas toujours pris au sérieux par les responsables de la vie économique ou les établissements bancaires (un secteur très masculin) : d’où certaines difficultés pour les femmes à financer leur projet. C’est pourquoi des associations comme la nôtre les aident à trouver ces financements et à identifier les aides publiques qui leur sont destinées, comme le Fonds de garantie à l’initiative des femmes".

Les femmes créent leur entreprise plutôt dans les secteurs des services à la personne et de l’action sociale. Vrai !

Les femmes créent plutôt leur entreprise dans les secteurs des services à la personne, du commerce, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale. Par conséquent les cheffes d’entreprises dans l’industrie et le bâtiment sont peu nombreuses...

Les stéréotypes ou les clichés "masculins/féminins" sur les métiers, qui se construisent dès l’enfance, sont encore très présents dans notre société. Un exemple: "la force et la technique reviennent aux hommes et les métiers du soin et du social aux femmes…". Et pourtant, les témoignages de femmes exerçant des métiers majoritairement exercés par des hommes démontrent qu’elles font aussi bien que leurs collègues masculins et qu’elles se sentent épanouies dans leur vie professionnelle. Consultez sur le site OnisepTV de nombreuses vidéos de jeunes femmes exerçant des métiers prétendument masculins mais aussi des témoignages de garçons ayant des métiers dits féminins.

Gaëlle Vigouroux : "Il faut lutter contre ces stéréotypes sur les représentations masculins/féminins des métiers. Il faut aussi regretter l’absence de modèles féminins de créatrices d’entreprises. C’est pourquoi notre association intervient dans les établissements scolaires pour montrer aux filles des modèles de cheffes d’entreprises qui sont des femmes comme les autres, des femmes "lambda" et non pas des "superwomen" et/ou uniquement des sur-diplômées !"

 

      

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