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Filles et sciences : 5 idées reçues

publication : 13 octobre 2015
Les sciences et les technologies peinent à attirer les filles, la faute à de nombreux préjugés sexistes. Pourtant, celles qui tentent leur chance sont courtisées par les écoles d’ingénieurs, les facs de sciences et les recruteurs. Stop aux idées reçues !

Métier 2017

Idée reçue n°1 : le cerveau des filles n'est pas fait pour les maths

Toutes les études sur ce sujet montrent que le cerveau n’a pas de… sexe ! Ce sont des clichés "vieux comme le monde" qui expliquent le peu d’engouement des filles pour les mathématiques et pour les sciences en général. Quelques exemples de ces stéréotypes dans les films, BD, livres : le scientifique est souvent un homme barbu, plutôt vieux, qui porte une blouse blanche et des lunettes. Et à l’image du Professeur Tournesol dans les albums de Tintin, il est incapable de communiquer avec les autres !  

Consultez à ce sujet les sites des associations qui luttent contre les stéréotypes et promeuvent les métiers et les formations scientifiques auprès des filles. Avec à la clé de nombreux témoignages d’ingénieures et techniciennes qui adorent leur métier !

Idée reçue n°2 : vous serez la seule fille de votre classe si vous poursuivez des études scientifiques

Les filles représentent la moitié des titulaires du bac S et obtiennent plus souvent que les garçons les mentions "bien" et "très bien".  En formation post-bac, elles sont majoritaires dans les cursus de santé (médecine, orthodontie et pharmacie) et de vétérinaire, qui sont des études scientifiques difficiles.

Si les garçons sont les plus nombreux dans les écoles d’ingénieurs, cela n’empêche pas les élèves-ingénieures de s’y épanouir et de réussir leurs études.

Vidéo 1 - Alicia, apprentie ingénieure en optique | Vidéo 2 - Myriam, technicienne supérieure en analyse de défaillances

Idée reçue n°3 : certains métiers ne sont pas faits pour les filles

Là aussi, les stéréotypes ont la vie dure. Par exemple, il vaut mieux être un garçon pour piloter un avion. C’était (peut-être) vrai dans les années 1930 car manipuler le manche à balai d’un "coucou" exigeait de la force physique ! Aujourd’hui, garçons et filles peuvent piloter un Airbus grâce à l’automatisation des commandes. Et on peut citer des tas d’exemples dans tous les secteurs d’activité (industries, bâtiment, maintenance…) de métiers dits "virils" alors qu’ils sont accessibles à tous et à toutes : chef/fe de chantier dans le bâtiment, technicien/ne de maintenance en mécanique…

Vidéo 1 - Marianne, électricienne en maintenance industrielle | Vidéo 2 - Émeline, technicienne chimiste | Vidéo 3 - Alexandre, auxiliaire de puériculture, profession exercée en grande majorité par des femmes.

Idée reçue n°4 : à compétences égales, les groupes industriels choisissent toujours un homme plutôt qu’une femme

Tous secteurs d’activité confondus, les recruteurs exigent des compétences, seulement des compétences ! Si en chiffres, la mixité au travail n’est pas une évidence partout et s’il existe encore des secteurs d’activité où les hommes sont majoritaires, les métiers évoluent beaucoup plus vite que l’image que peut en avoir le grand public. Et les fédérations professionnelles sont nombreuses à promouvoir leurs métiers pour enrôler les filles, à l’image du bâtiment (Les femmes ont toutes leur place dans le bâtiment), de la métallurgie et de tant d’autres. Leurs arguments sont simples : inciter tous les jeunes et donc les filles à rejoindre des secteurs qui manquent de candidats/es et favoriser la mixité des équipes professionnelles pour mieux répondre aux attentes des clients et des clientes. Alors, il n’y a aucune raison de s’autocensurer en tirant un trait sur ces carrières, car le meilleur moyen d’être embauché/e c'est d’oser postuler !

Idée reçue n°5 : être mère et faire une carrière scientifique sont deux choix incompatibles

La grande disparité homme/femme que l’on observe dans les filières scientifiques ou techniques est souvent attribuée, à tort, aux difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée. Pourtant, nombreuses sont les femmes qui ont montré, dans tous les domaines, qu'il était possible de s'occuper de sa famille et de réussir de belles carrières professionnelles. L'argument tient d’autant moins que les hommes, eux aussi, contribuent à la vie de famille et sont de plus en plus nombreux à s’y consacrer pleinement.

Vidéo 1 - Floriane, ingénieure réseaux pour une chaîne de télévision. | Vidéo 2 - Sixtine, ingénieure dans un laboratoire qui crée les couleurs pour les voitures. | Vidéo 3 - Hafeda, ingénieure Études et Développement au sein de l'équipe innovation. | Vidéo 4 - Valérie, paléoclimatologue au CEA et qui a obtenu en 2013 le prix Iréne Joliot-Curie de la femme scientifique.

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