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Ma 1re année en licence droit, parcours droit public et science politique

Après un bac L, spécialité mathématiques, Lucas, 20 ans, souhaitait se former en sciences politiques. Il tente le concours de sciences po Paris, qu’il n’obtient pas, et décide de s’inscrire à la fac. En comparant les programmes des différentes universités il finit par choisir l’ICP (institut catholique de Paris) et sa licence en droit, parcours droit public et science politique.

Pourquoi avoir choisi une licence de science politique ?

"Les idées politiques et les différents courants de pensée m’ont toujours intéressé et durant ma recherche, les universités de droit classiques me semblaient trop pencher du côté du droit et pas assez du côté de la science politique. La licence de l’ICP consacre une part importante au droit, mais la science politique est loin d’être accessoire et c’est ce qui m’a plu". Lucas trouve également des matières que ne proposent pas d’autres licences : "Dans les licences de droit classiques sont surtout abordées les relations internationales mais il y a rarement cet accompagnement sur les idées politiques ou l’histoire politique contemporaine", déclare le jeune homme. L’importance accordée aux langues avec certains cours dispensés en anglais ont aussi séduit Lucas.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

"Nous avions beaucoup d’heures de droit en 1re année. Pour tous, c’était une découverte et l’acquisition de la rigueur du juriste et du vocabulaire juridique n’ont pas été faciles ; mes notes étaient d’ailleurs moyennes en début d’année", avoue Lucas. Par ailleurs, les nombreux exposés oraux en groupes constituaient un exercice parfois ardu pour les novices mais nécessaire : "En droit, la parole et l’oral sont importants", explique-t-il.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’adapter ?

"Personnellement je n’ai pas beaucoup travaillé en L1. J’ai davantage profité de la vie étudiante et associative. Il ne faut pas rentrer dans un rythme de travail démesuré par rapport à l’enjeu de la 1re année. L’engagement associatif amène à tisser des liens, à tirer profit de l’enseignement académique, à avoir des responsabilités en organisation logistique ou en termes de création, c’est une formidable ouverture". Néanmoins, Lucas a dû s’adapter à l’alternance de CM (cours magistraux) et de TD (travaux dirigés) : "Il faut assister aux TD, ils sont utiles pour avoir un retour sur les évaluations et mieux comprendre la méthodologie d’une matière, là où les cours magistraux aident davantage à se familiariser avec le vocabulaire juridique".

Qu’est-ce qui a changé par rapport à la terminale ?

Lucas est formel, c’est d’abord l’autonomie. "On n’a aucune pression tout d’un coup, c’est assez incroyable ! On peut ne rien faire, personne ne vous en veut, en revanche il faut s’attendre à récupérer les pots cassés lors des partiels". Lucas note ensuite une différence dans le degré d’attention porté à chaque élève : "En terminale, les professeurs vous accompagnent davantage qu’à la fac. Certes, on peut échanger à l’intercours avec eux ou les solliciter par mail, mais davantage de liens se tissent avec les chargés de TD". Le jeune étudiant apprécie également que certains cours soient dispensés par des professionnels. Tous les ans se tient d’ailleurs le Forum ICP-Entreprises avec plus de 200 professionnels : "On peut échanger avec eux sur leur métier, prendre des contacts, bref étoffer son réseau", affirme Lucas.

Et après ?

"J’aimerais suivre un master dans le domaine des affaires publiques, peut-être dans une autre université. J’ai plus d’appétences que des certitudes concernant mon futur métier. L’environnement politique et plus particulièrement l’assistanat parlementaire ou l’administration publique m’intéressent, mais tout peut changer au hasard d’une rencontre ou d’un stage. Je pourrai plus facilement changer de métier que la génération de mes parents. C’est d’ailleurs ce que je souhaite : pouvoir changer de champ d’activité au cours de ma vie".

Licence de droit, sciences politiques, fiche d’identité

Durée : 3 ans.

Sélection : inscription via la procédure commune d’accès à l’enseignement supérieur.

Profils des admis : en priorité les bacs généraux.

Cadre : université (cours en amphithéâtre et dans des salles de cours).

Emploi du temps : en moyenne, une vingtaine d’heures de cours par semaine.

Matières : la 1re année permet aux étudiants de découvrir une discipline toute nouvelle : le droit, qui consiste à étudier les règles qui organisent la vie en société. Généraliste, la première année constitue une initiation aux fondamentaux (droit constitutionnel, droit civil, histoire du droit). En science politique très souvent attachée au droit, les cours portent sur les institutions et organisations politiques, l’histoire des idées politiques, les relations internationales et européennes, etc. Un travail personnel assez important à fournir en dehors des cours (environ 15 heures par semaine). Il est principalement consacré à la révision des cours et à la préparation des exercices de TD.  

Vie de classe : cours magistraux en amphi et TD. Nombre d’étudiants variables selon les universités, parfois plusieurs centaines. Vie associative organisée par certaines associations. Possibilité de travailler seul ou en petits groupes à la BU (bibliothèque universitaire).

Encadrement : contrairement au lycée, les élèves inscrits en 1re année de licence sont peu encadrés. Ils doivent apprendre à être autonomes et à travailler seuls. Ceci étant, un tutorat d’accueil et d’accompagnement méthodologique est parfois organisé à pour les étudiants de L1. Ils peuvent sinon avoir un professeur référent qui facilite leur adaptation.

Vie extra-scolaire : à l’université, possibilité de s’impliquer dans la vie associative, en rejoignant une association ou en prenant des responsabilités au sein du BDE (bureau des élèves), du BDS (bureau des sports). Activités et sorties culturelles sont proposées. Concilier les études et un job étudiant est possible, sous réserve de pouvoir assumer les deux en termes de charge de travail…

Validation : les étudiants sont évalués tout au long du semestre et lors de partiels terminaux.

Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD), à bac + 3.

Coût de la scolarité : de 2 700 à 5 100 euros par an (selon le revenu) à l'ICP; dans les universités publiques, frais d’inscription universitaires de 184 euros en 2017-2018.

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